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 LE CONCEPT DE CULTE EN ISLAM

21/12/2015

allah

Le concept de culte en Islam est le plus souvent mal compris, même par certains Musulmans. Par culte, on entend en général l’exécution de certains actes rituels comme la prière, le jeûne, la charité etc… Cette conception limitée du culte ne représente qu’une partie de sa signification en Islam. Pour cette raison , la définition traditionnelle du culte en Islam est étendue, elle englobe à peu prés toutes les activités de l’individu. Cette définition est à peu prés la suivante : “ Le terme de culte englobe toutes les actions et les paroles intérieures et extérieures accomplies par une personne, et que Dieu aura aimées ”. En d’autres termes, le culte comprend tout ce qu’un individu dit ou fait pour plaire à Dieu. Cela englobe, bien entendu, les rites, les croyances, les activités sociales, ainsi que les contributions personnelles au bien-être de ses semblables. 

L’Islam considère qu’un individu est un tout. Il doit se soumettre entièrement à Allah, comme le Coran a ordonné au Prophète Muhammad de le faire :

“ Dis (ô Muhammad) ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah ; Il n’a pas d’égal et je dois être parmi ceux qui se soumettent à Lui, c’est-à-dire les Musulmans ”. 
Il découle tout naturellement de cette soumission que les actes de chacun doivent être conformes aux instructions de Celui à qui il se soumet. L’Islam est un mode de vie et, en tant que tel, exige de ses disciples qu’ils modèlent les aspects de leur vie, religieux ou autres, suivant ses préceptes. Cela peut paraître étrange à ceux qui pensent que la religion est une relation personnelle entre l’individu et Dieu, et qu’elle n’a aucune influence sur leurs activités en dehors des actes rituels.

Pour tout dire, l ‘Islam n’attache que peu d’importance aux rites eux-mêmes lorsqu’ils sont exécutés de façon mécanique et n’ont aucune influence sur la vie intérieure du croyant. Le Coran s’adresse aux croyants et aux autres gens du Livre qui discutaient du changement de direction de la Qibla dans le verset suivant : 
“ La piété ne consiste pas à tourner votre face vers l’Orient ou vers l’Occident. L’homme bon est celui qui croit en Dieu, au dernier Jour, aux anges, au Livre et aux prophètes. Celui qui, pour l’amour de Dieu, donne de son bien à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs, aux mendiants et pour le rachat des captifs. Celui qui s’acquitte de la prière, celui qui fait l’aumône. Ceux qui remplissent leurs engagements ; ceux qui sont patients dans l’adversité, le malheur et au moment du danger ; voilà ceux qui sont justes ! Voilà ceux qui craignent Dieu ! ” (2 : 177). 
Les actes décrits dans le verset ci-dessus sont des actes de piété et ne constituent qu’une partie des actes du culte. Il a dit “qu’elle se compose de plus de 60 branches, dont la plus haute est la croyance en l’unicité de Dieu, c’est-à-dire qu’il n’est d’autre Dieu qu’Allah ; et la plus basse consiste à retirer les obstacles et la poussière de devant les pas des hommes”. 
Un travail honnête est considéré par l’Islam comme une forme d’adoration de Dieu. Le Prophète a dit : 
“ Dieu pardonnera ses péchés à quiconque se sent fatigué après une journée de travail”. La quête du savoir est l’une des plus hautes formes de culte. Le Prophète a dit à ses compagnons ”qu’une heure de quête du savoir vaut mieux que prier pendant 70 ans ”. 
La courtoisie et l’entraide sont des manières d’adorer lorsqu’elles sont pratiquées pour l’amour de Dieu, comme nous le dit le Prophète : “Recevoir son ami avec un sourire constitue une forme de charité aider quelqu’un à charger son animal est faire charité, et remplir d’eau le seau de son voisin est faire charité”. 
Il faut savoir que même l’accomplissement du devoir de chacun est considéré comme une forme de charité. Le Prophète nous a dit que tout ce que chacun dépense pour sa famille est une sorte de charité pour laquelle il sera récompensé s’il est resté dans la légalité. La bonté envers les membres de sa famille est un acte d’adoration, tout comme de mettre un morceau de nourriture dans la bouche de son conjoint, ainsi que le Prophète nous l’apprend. 
Toutes les actions auxquelles nous prenons plaisir, lorsqu’elles sont accomplies en accord avec les instructions du Prophète, sont des actes d’adoration. Le Prophète informa ses compagnons qu’ils seraient même récompensés d’avoir eu des rapports sexuels avec leurs épouses. “Comment pourrions-nous être récompensés pour avoir accompli un acte auquel nous prenons beaucoup de plaisir ?” Le Prophète leur demanda alors : “Si vous satisfaisiez vos désirs de façon illégale, ne croyez-vous pas que vous seriez punis ?” Ils acquiescèrent. “Alors, dit-il, vous êtes récompensés de satisfaire vos désirs légalement avec vos épouses.” Il s’agit donc d’actes d’adoration. 
L’Islam ne considère donc pas que le sexe est une chose malsaine dont il faut s’abstenir. Il est péché seulement en dehors de la vie conjugale. 
Il est évident, d’après ce qui précède, que le culte en Islam est un concept étendu, qui englobe toutes les actions positives de l’individu. Tout cela est bien sûr en accord avec le fait que l’Islam est un mode de vie. Il réglemente la vie humaine à tous les niveaux : industriel, social, économique, politique et spirituel. L’Islam donne des instructions concernant les moindres détails de la vie de chacun à tous les niveaux. Chacun trouve très encourageant de réaliser que toutes ses actions sont considérées par Dieu comme étant des actes d’adoration. Cela devrait conduire chaque individu à chercher à plaire à Allah dans toutes ses actions et à toujours tenter de les accomplir du mieux possible, qu’il soit observé par ses supérieurs ou qu’il soit seul. Allah est toujours présent est Il est celui qui sait tout. 
Ces propos concernant le culte en Islam en dehors des obligations rituelles, ne signifie pas que l’on sous-estime l’importance de celles-ci. En réalité, les obligations rituelles, lorsqu’elles sont accomplies avec sincérité, contribuent à l’élévation morale et spirituelle de l’homme et lui permettent d’agir dans tous les domaines en suivant les commandements de Dieu. 
La Salah (prière rituelle) est l’élément essentiel du culte pour deux raisons. Tout d’abord, elle est la marque distinctive du croyant, et ensuite, elle préserve l’individu de toutes sortes de vices et d’abominations, en lui permettant de communier avec son Créateur cinq fois par jour au cours desquelles il renouvelle son engagement envers Dieu et Lui demande de lui montrer le chemin. 
“ C’est toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours. Dirige-nous dans le chemin droit. ” (1 : 4-5). 
La Salah, en réalité, la première manifestation pratique de la Foi, ainsi que la toute première condition pour le succès des croyants : 
“ Heureux les croyants qui sont humbles dans leurs prières ”. (23 : 1-2). 
Le Prophète ( p.b.s.l.) a insisté sur ce fait de manière différente. Il a déclaré : 
“Ceux qui font leur Salah soigneusement et avec ponctualité, trouveront la lumière, une preuve de leur foi, seront sauvés le jour du Jugement ”. 
Après la Salah, la Zakât est une manifestation de foi affirmant que Dieu est le seul propriétaire de toute chose qui se trouve dans l’univers, et que ce que les hommes détiennent est en dépôt entre leurs mains, à charge pour eux de s’en défaire selon Sa Volonté : 
“Croyez en Dieu et en Son Prophète. Donnez en aumône ce dont Il nous a fait les dispensateurs ”(57 :7). 
De ce point de vue, la Zakât est un acte de dévotion qui, comme la prière, rapproche le croyant de son Seigneur. 
La Zakât est, par ailleurs, une manière de redistribuer la richesse afin de réduire les disparités entre les classes et les groupes. Elle contribue pour une bonne part à la stabilité sociale. Elle purge l’âme du riche de tout égoïsme et celle du pauvre, de toute jalousie et de tout ressentiment envers la société, elle empêche la haine entre les classes et permet à la fraternité et à la solidarité de se manifester. Cette stabilité ne s’appuie pas uniquement sur les sentiments personnels des riches : mais également sur un droit fermement établi, qui, s’il était refusé par les riches, serait extorqué de force. 
Siyam (le jeûne du lever au coucher du soleil pendant le mois de Ramadan) est un autre pilier de l’Islam. Sa principale fonction est de purifier le Musulman de “l’intérieur” car d’autres aspects de la Sharish lui permettent de se purifier de “l’extérieur”. Cette pureté lui permet de répondre à ce qui est vrai et bon et d’écarter l’erreur et le mal. Cela se perçoit dans le verset coranique suivant : 
“ ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédés. Peut-être craindrez-vous Dieu ” /2 : 183). 
Dans une tradition authentique, le Prophète rapporte que dieu a dit : 
“ Il arrête momentanément de boire, de manger et de satisfaire ses désirs sexuels, par amour pour moi. ” Sa récompense sera donc en rapport avec l’immense générosité de Dieu. 
Le jeûne éveille donc la conscience de l’individu et lui donne l’occasion de s’exercer en même temps que toute la société qui l’entoure, ce qui donne des forces à chaque individu. De plus, le jeûne force la machine humaine surmenée à se reposer pendant un mois entier. Il rappelle à l’individu que des êtres humains sont privés des choses essentielles de la vie pendant toute l’année ou toute leur vie ; il lui fait comprendre les souffrances des autres. Ses frères musulmans moins fortunés, développe en lui de la sympathie et de la bienveillance envers eux. 
Nous en arrivons enfin au Hajj ( pèlerinage à la Maison de Dieu, à la Mecque). Ce pilier capital de l’Islam, est l’occasion d’une unité parfaite, dissipant toutes les disparités. Des Musulmans venus du monde entier, portant le même vêtement, répondant à l’appel du Hajj d’une même voix et dans une même longue : “Labbaïka Allahomma, Labbaïka” (Me voici ô mon dieu, me voici). Le Hajj est un exercice de stricte autodiscipline et de contrôle ou l’on ne révère pas uniquement les choses sacrées mais où également, l’existence des plantes et des oiseaux est rendue inviolable afin que chacun vive en sécurité : 
“ Respecter ce que Dieu a déclaré sacré est, pour vous, un bien auprès de votre Seigneur ” (22 : 30). 
“ Quiconque respecte les choses sacrées de Dieu sait que leur observation procède de la crainte révérentielle de Dieu contenue dans les cœurs ” (22 : 32). 
Le pèlerinage donne l’occasion à tous les Musulmans de tous les groupes, classes, organismes et gouvernements, venus des quatre coins du monde musulman, de se réunir chaque année. L’heure et le lieu de ce rendez-vous est fixé par leur Dieu Unique. Chaque Musulman est invité à venir. Personne ne peut en empêcher quiconque. Sécurité et liberté sont garanties pour tous les participants à condition qu’ils ne les violent pas eux-mêmes. 
Les obligations de l’Islam, rituelles ou non, poussent l’individu à aimer son Créateur plus que tout et à acquérir ainsi une volonté inflexible qui bannit le mal et l’oppression de la société humaine, et donne à la parole de Dieu la première place dans le monde

 

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