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 Don d’organe et transplantation

17/1/2014

 

-  La position de l’Islam sur le don d’organe et sa greffe 
-  Le jugement des greffes d’organes sur embryons avortés 
-  L’avis sur la transplantation des testicules

La position de l’Islam sur le don d’organe et sa greffe

C’est un sujet qui a fait l’objet d’une recherche menée au sein de l’Académie Islamique de Jurisprudence, qui a aboutit à la résolution que voici :

1- il est permis de prélever un morceau d’un corps et de le greffer dans une autre région du même corps, à condition d’être sûr que le profit de l’opération l’emporte sur l’éventuel préjudice pouvant en découler et à condition encore que l’opération vise à remplacer un organe perdu, ou à lui redonner sa forme ou sa fonction normale, ou à réparer un défaut, ou à corriger une laideur qui provoque un préjudice psychologique ou organique.

2- il est permis de prélever une partie du corps d’une personne et de la greffer dans le corps d’une autre personne, si la partie prélevée se renouvelle comme le sang et la peau. Toutefois, il faut respecter les conditions du donneur et vérifier la conformité de l’opération aux normes fixées par la Charia.

3- il est permis de tirer profit d’une partie d’un organe amputé du corps pour cause de maladie comme le prélèvement de la rétine d’un oeil enlevé pour cause de maladie.

4- il est interdit de transférer un organe vital comme le cœur d’une personne vivante au profit d’une autre personne.

5- il est interdit de prélever un organe d’une personne vivante, si l’enlèvement de l’organe perturbe une fonction essentielle pour la survie, même si celle-ci n’en dépend pas, comme le prélèvement des rétines des deux yeux. Si le prélèvement n’entraîne que paralysie partielle d’une fonction essentielle, la question fait encore l’objet de recherches et d’examens comme indiqué au 8e paragraphe.

6- il est permis de prélever un organe d’un mort pour le greffer dans le corps d’une personne vivante dont la survie dépend de cette opération, ou quand celle-ci est nécessaire pour assurer une fonction essentielle de son corps, à condition d’obtenir l’autorisation du défunt ou ses héritiers après sa mort ou l’accord de l’autorité musulmane, si le défunt est un inconnu sans héritiers.

7- il faut tenir compte du fait que l’acceptation du transfert d’organes dans les cas expliqués ci-dessus est assujettie à la condition que le transfert ne se passe pas grâce à des organes achetés car il n’est pas permis à aucun cas que les organes humains soient l’objet d’une vente. Quant au don d’argent de la part du bénéficiaire pour obtenir l’organe recherché en cas de nécessité ou pour honorer le donneur, il fait encore l’objet d’études et d’examens.

8- tout ce qui relève du présent sujet et qui ne s’inscrit pas dans un des cas sus-indiqués doit faire l’objet d’études à la lumière des données de la médecine et des dispositions de la Charia.

Allah est Le plus savant.

(Résolution de l’Académie Islamique de Jurisprudence)

Le jugement des greffes d’organes sur embryons avortés

Il y a actuellement dans le monde un commerce qu’on appelle le commerce des embryons. Les médecins qui y sont impliqués provoquent des avortements délibérés afin de disposer d’organes ou de cellules d’embryons qu’ils mettent ensuite en vente pour qu’on puisse en extraire des injections qui peuvent profiter à certains vieux richards et d’autres. Cette opération relève des plus grands crimes et implique la mise à mort d’âmes innocentes et une agression délibérée pour donner la mort dans le but de gagner de l’argent. C’est une grande injustice dont le jugement est clair et net. Quant au jugement de l’usage des embryons comme une source d’approvisionnement pour la greffe des organes, il a fait l’objet d’une recherche menée au sein de l’Académie Islamique de Jurisprudence, qui a permis de formuler l’avis que voici :

Premièrement, il n’est permis d’utiliser des embryons comme source d’organes à greffer pour une autre personne que dans des cas définis avec des critères à observer nécessairement :

a) Il n’est pas permis de provoquer un avortement dans le seul but d’utiliser les organes de l’embryon pour les greffer pour une autre personne. Il faut se contenter des résultats des avortements naturels et ceux provoqués sur la base d’une excuse légale. Encore qu’il faille éviter de recourir à l’avortement thérapeutique, quand il ne s’avère pas indispensable pour sauver la vie de la mère.

b) Si l’embryon est susceptible de survivre normalement, la thérapeutique doit s’exercer dans le sens de la préservation de sa vie au lieu de rendre possible son exploitation dans les greffes d’organes. Même quand il n’est pas susceptible de survivre, on ne peut utiliser ses organes qu’après sa mort et dans le respect des conditions légales.

Deuxièmement, il n’est absolument pas permis que les opérations de greffe d’organes soient régies par des considérations strictement commerciales. Troisièmement, la supervision des opérations de greffe d’organes doit être confiée à une structure spécialisée sûre.

Allah est Le plus savant.

(Résolution de l’Académie Islamique de Jurisprudence ; p.119)

L’avis sur la transplantation des testicules

La greffe des glandes génitales :

Les testicules et les ovaires continuent de porter et de sécréter les propriétés génétiques (code génétique) de la personne dont elles ont été prélevées même après leur greffe chez le receveur, leur greffe est religieusement prohibée.

La greffe des organes génitaux  :

À l’exception du pénis et de la valve, la greffe des organes génitaux non porteurs de propriétés génétiques est autorisée en cas de nécessité légitime et sur la base de règles et critères conformes à la Charia.

Allah est Le plus savant.

(Résolution de l’Académie Islamique de Jurisprudence, p 121)

Les données proviennent du sitewww.islam-qa.com 



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