"> Savants musulmans, pionniers non - Musulman et fier de l\'être - Bloguez.com
 

 Savants musulmans, pionniers non reconnus

18/11/2010




Le Messager de Dieu (psl) a dit :

“Celui qui prend une route à la recherche d’une science, Dieu lui facilite une voie vers le Paradis”. (Mouslim)

Dans cette religion de la science et du savoir, les récits relatifs à l’incitation au savoir et à sa transmission sont nombreux . Observons simplement le premier mot du premier verset qui fut révélé au Prophète Mohammed (psl) :

“Iqra ! ” (“Lis !”) (S.96, v 1)

La lecture, le message écrit par lequel les sciences sont jalousement conservées et transmises de générations en génération est le symbole même du savoir. Dans cette religion cohérente où rien n’est l’objet du hasard, chaque verset à été révélé à une période donnée, mais paradoxalement, demeure intemporel et le lecteur se doit de faire l’effort d’en comprendre toute sa portée, son sens et d’en retirer un enseignement. Et si nous nous penchons de plus près sur le Coran, nous pouvons remarquer que le verbe “savoir” se décline à travers 112 versets, les verbes “réfléchir” et “comprendre” à travers 22 versets, et le verbe “méditer” à travers 6 versets.


Ceci suffit à faire taire les détracteurs de l’Islam qui prétendent que cette religion tend à l’obscurantisme. Bien au contraire, le Musulman croit avec une foi qui raisonne et un coeur qui tend vers la lumière. La raison et la foi ne font qu’un pour tout Musulman qui aspire à la proximité d’Allah.

Le Messager de Dieu (psl) a dit :

"Celui qui prend le chemin du savoir, Allah le guidera vers le chemin du Paradis. Les Anges déploient leurs ailes au service de celui qui cherche à apprendre en satisfaction de son œuvre. Tout ce qui se trouve dans les cieux et la Terre, y compris les poissons de la mer, demandent le pardon d'Allah pour les savants. La supériorité du savant sur l'adorateur est comparable à celle de la pleine lune sur les autres astres. Les savants sont les successeurs des Prophètes et les Prophètes n'ont laissé comme héritage ni un dinar, ni un dirham mais ils ont laissé la science, celui qui en bénéficie recevra la plus grande part." ( Abou Dawoud et Tirmidhi)

- Ces hommes ignorés de l’histoire :

L’humanité tout entière doit beaucoup à l’Islam concernant sa contribution dans les Sciences, cet Islam qui incite à la recherche d’un remède -

Le Prophète (psl) a dit :

“ Dieu n’a fait descendre aucune maladie sans faire descendre une guérison pour elle”. (Mouslim) -

qui incite à secourir son prochain, à soutenir les personnes âgées et les malades, à donner aux nécessiteux (la zakat) et à batir des oeuvres d’utilité publique (voir hadith cité plus haut), comme il invite à réfléchir, à méditer, à rechercher le savoir et le transmettre.

Voici, grâce à cette religion de Science, pourquoi les Arabes ont fait preuve de découvertes brillantissimes, ayant connu ainsi une période de splendeur jamais inégalée auparavant.

Comment expliquer le fait que ces savants Arabes, qui ont porté le flambeau de la civilisation pendant plus de sept siècles en ayant excellé dans les domaines des sciences (physique, mathématiques, astronomie, médecine..), des arts et de la culture soient ainsi éliminés, passés sous silence dans les manuels d’Histoire ?

En effet, ils sont non seulement absents, mais, pire encore, leurs découvertes sont attribuées à d’autres ! Rendons à César ce qui appartient à César ! Il est temps de restituer les oeuvres à la mémoire de leurs auteurs ; faisons preuve de respect pour ces génies d’Arabie, de Perse, d’Irak ou d’ailleurs car l’humanité toute entière à un grand devoir de reconnaissance pour ces hommes qui ont influencé directement ou indirectement la science d’aujourdhui.

Quand il arrive toutefois de reconnaitre certains savants, il est étonnant de remarquer que leur nom est modifié pour faire place à une consonnance “occidentale”. Aussi, Ibn Sina deviendra-t- il Avicenne, Ar-Razi s’appellera Razhès, ou encore Ibn-Rushd, Averroes...

- Principaux savants :

Bien sûr, tous les savants ne sont pas repris car Dieu sait combien ils furent nombreux à participer au formidable héritage Arabe. Les noms suivants sont les principaux ; cette liste étant extraite du document “


Ibn-Sina (Avicenne)

yèu

Le nom complet d’Ibn-Sina est Abu-Ali Husayn Ibn-Abdullah Ibn-Sina, ses titres honorifiques étaient : Al-Shaykh Al-Rais (Le Chef Principal) ou Al-Muallim Al-Thani ( Le deuxième Professeur), le second après Aristote (Browne 1962). Il est connu dans le monde Occidental sous le nom d’Avicenne.

Avicenne est né en 980 ap. J-C à Boukhara, qui fait maintenant partie de la Russie et qui est appelé Uzben. A 10 ans, il maitrisait déja le Coran et l’arabe littéraire. Il a terminé ses études de droit islamique, de géométrie, d'anatomie, de logique et de philosophie à l’âge de 16 ans.

Sa métaphysique a été influencée par un précédent philosophe de l'Islam, Al-Farabi. A l'âge de 18 ans, il avait achevé l'étude de la médecine. Peu après, il est devenu Premier Ministre (Vizir) et médecin de la Cour du Prince Nuli-Ibn-Mansur, le souverain de Samanid à Boukhara. Le prince fut impressionné par l'intelligence et l’endurance de son vizir et lui ouvrit les portes de la bibliothèque royale, unique, de part sa richesse littéraire. Ibn-Sina a écrit son premier livre à l'âge de 21 ans. Il est ensuite devenu le Vizir d’Ali ibn Maimun, le Souverain de Khawarazm ou de Khiva. Mais il s'est finalement enfui afin d’éviter d'être enlevé par le Sultan Mohammed El-Ghazin. Ironiquement le destin a joué un rôle important dans la vie d'Avicenne qui était un maître dans la planification. Le dirigeant de Hainadan, partie du Sud de la Perse, appelé Amir Shwnsu'd-Dawla, souffrait de colique rénale. Ibn-Sina traita la colique d'Amir. Ce dernier fut si heureux qu’il nomma Ibn-Sina, non seulement son Médecin de cour, mais aussi son Vizir. Avicenne était un homme fier et arrogant. Ceci lui créa des ennemis qui mirent en place une révolte des leaders militaires contre lui aboutissant à son renvoi et à son emprisonnement. Heureusement, Amir souffra de nouveau de colique rénale et personne ne parvenait à soulager sa douleur. Il a alors dû faire appel de nouveau à Avicenne qui l'en guéri. Amir fit des excuses à Avicenne et l'a rétabli de ses fonctions.

La vie d'Avicenne pendant ce temps était extraordinairement laborieuse. Tous les jours il était occupé par les services de l’Emir. Il consacrait une grande partie de la nuit a lire et à écrire ses livres, en faisant des pauses pour boire du vin, écouter de la musique, et jouir de l’art du menestrel. Après de nombreuses vicissitudes, éreinté par un travail acharné et une vie dure, Avicenne mourut et fut enterré à Hamadan, en Perse, en 1037 ap. J-C., à l’âge relativement jeune de 57 ans. Dans les derniers temps de sa maladie, il se soigna lui-même mais sans succès, ce qui fit dire à ses détracteurs que sa médecine ne pouvait pas sauver son corps et que sa métaphysique ne pourrait pas sauver son âme (Browne 1962). Avicenne a écrit 100 traités, dont 21 d’une grande importance, parmi ces derniers, 16 furent consacrés à la médecine. Il a écrit un ouvrage sur la philosophie et la médecine, nommé “ Al-Qanon fi Al-Tibb” (Canon de la Médecine).

C'était une encyclopédie contenant plus d'un million de mots et composée de 5 volumes : 


-  Volume I – description des principes et des théories de la médecine. 


-  Volume II – classification des drogues simples par ordre alphabétique. 


-  Volume III - description des maladies localisées du corps, de la tête aux orteils. 


-  Volume IV – s’adresse aux maladies généralisées du corps, les fièvres par exemple. 


-  Volume V - explication des drogues composées.

Canon a contenu toute la connaissance médicale jusqu'au 10è siècle. Il a été traduit en plusieurs langues et a éte la référence pour les écoles médicales en Europe jusqu'au 17è siècle. Bien que Canon fut un grand livre, il a éclipsé les travaux importants menés avant lui par Al-Razi et Al-Zahrawi, et suivant aux travaux réalisés par Ibn-Al-Nafis et Ali Ibn-Abbas, Halle Abbas (Haddad 1942).

Avicenne a écrit des poésies arabes et persanes. La dernière de ses poésies arabes, considérée comme un chef d’oeuvre, décrit la descente de l'Ame dans le Corps, en provenance de la plus Haute Sphère qui est sa demeure [la demeure de l’âme]. (Browne 1962).

Avicenne est considéré comme un grand philosophe, et ses écritures ont affecté les penseurs et ont influencé beaucoup de ceux qui sont apparus après lui. Il était un phénomène unique, non seulement en raison de ses accomplissements encyclopédiques en médecine, mais également en raison de ses talents variés. Il a été comparé à cet égard à Aristote, Léonard de Vinci, et Goethe. (clés 1971).

Ibn-Roshd (Averroes)

Ibn-Rashid, ou Averroes tel qu’il est connu en Europe, est né à Grenade en 1126 après JC. Il a étudié la philosophie, la médecine et le droit. Il a été nommé juge de Séville en 1169 après JC. où il est resté en place pendant un quart de siècle. Il a été affecté par Aristote sur qui il a écrit des commentaires importants (Noir 1970, Al-A'sar 1972). Dans ces interprétations, il a affirmé que l'âme humaine n'est pas indépendante mais partage un esprit universel. Cette croyance a causé une grande polémique et a été déclarée plus tard hérétique par les musulmans et les chrétiens parce qu'elle contredisait la doctrine de l'immortalité personnelle.

Il était admiré par les Juifs d'Espagne qui ont répandu sa philosophie en Europe et en particulier en Italie et en France après qu'ils aient été obligés de quitter l'Espagne. Ses disciples ont interprété certaines de ses écritures pour dire qu'il y a deux genres de vérité, la vérité philosophique et religieuse. Ceci impliqua une séparation de la raison et de la foi et influença la spéculation philosophique et théologique pendant de nombreux siècles.

En raison de ses idées audacieuses, il a été écarté de son travail et envoyé au Maroc où il a été emprisonné jusqu'à sa mort le 12 décembre 1198. Sa contribution importante à la médecine fut "Al-Kulliyat fi Al-Tibb" (Colliyet). C'était un sommaire de science médicale à cette époque et il était composé de sept parties. Il a écrit un autre livre : "Al-Taisir" sur la médecine pratique. Il est composé de citations utiles et d'une description clinique des maladies dont la péricardite séreuse et l’abcès médiastinal Il a personnellement souffert de cette dernière maladie et a laissé des rapports très soigneux de ses propres symptômes. Le livre n'est pas connu en arabe mais il y a plusieurs éditions latines (Haddad 1942).

Al-Razi (Razès)

Son nom complet est Abu-Bakr Mohammad Ibn-Zakaria Al-Razi, appelé Razès en Occident.

Il est né à Ray, une banlieue de Téhéran, la capitale de la Perse moderne (Portrait de l'Iran en 1977, Sarton 1950). Il a étudié la musique, qui fut son principal centre d’intérêt au cours des premières années de sa vie. Il était un adroit joueur de luth. Il a ensuite étudié la philosophie, et plus tard la médecine. Mais il était meilleur médecin que philosophe ; Razès est d’abord devenu le Médecin de la cour du Prince Abu Saleh Al-Mansur, souverain de Khorosan. Il s'est ensuite installé à Bagdad où il est devenu le Médecin en chef de l'Hôpital de Bagdad et le Médecin de la Cour du Calife. En plus de ses connaissances en médecine, il possédait aussi de bonnes bases en physique et en chimie. Il a publié plusieurs livres qui ont été traduits en latin, en français, en italien, en hébreu, et en grec.

L’un de ses principaux ouvrages est "Al-Mansuri" (Liber Al-Mansofis) qu'il dédia à son Prince protecteur Al-Mansur. Il est composé de dix traités et inclut tous les aspects de la santé et de la maladie. Il a défini la médecine comme "l’art qui se consacre à la préservation des corps sains, au combat de la maladie, et au rétablissement de la santé du malade". Il a ainsi désigné les trois aspects de la médecine : la santé publique, la médecine préventive, et le traitement des maladies spécifiques. Il a énuméré sept principes pour assurer la préservation de la santé :

1. Modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu’il est au repos.

2. Modération en mangeant et en buvant.

3. Élimination des surabondances.

4. Amélioration et réglementation des habitats.

5. Eviter les excès néfastes avant qu'ils ne deviennent incontrôlables.

6. Entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.

7. Se forcer à acquérir de bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l’exercice physique.

Il a également édité un autre livre appelé "Al-Murshid". Dans celui-ci, il a souligné les lignes importantes de la thérapie que nous avons citées précédemment. Il a décrit les différents types de fièvres, qui comprennent l’état continue, de rechûte, et agitée. Il a déclaré que la fièvre peut être le symptôme d'une maladie ou une maladie en soi. Il a présenté le mercure comme drogue thérapeutique pour la première fois dans l'histoire, thérapie qui fut plus tard adoptée en Europe. Il s'est rendu compte que, d’une manière générale, les hommes ne souhaitent pas tomber malade, et souhaitent récupérer aussitôt que possible lorsqu’ils le sont. Cependant, si un patient n'a pas la volonté ou le désir d'aller mieux, les mains du médecin sont liées et il ne peut lui être d’aucune aide. Il a insisté sur l’importance d’une éducation scientifique continue du médecin. Il a conseillé aux médecins de consigner leurs propres observations.Il les encouragent à se rencontrer avec d'autres médecins pour discuter des problèmes médicaux. Il a recommandé aux médecins d’essayer de résoudre leurs problèmes plutôt que déléguer aux autres la découverte des solutions.

Un autre livre écrit par Al-Razi-Razi a été nommé "Al-Hawi", ce qui signifie "le texte complet". Il est composé de 22 volumes. Il a été l’un des manuels les plus étudiés de l'école médicale à Paris, particulièrement son 9ème volume sur la pharmacologie. Il a écrit un traité sur la rougeole et la variole appelé "de Peste ou de Pestilentia" qui fut traduit en latin en 1565 ap J-C. C'est un chef d'oeuvre de la médecine clinique (Browne 1962). Il décrit la différence clinique entre les deux maladies de façon si frappante que rien depuis n’y a été ajouté (Les clés 1971).

Extrait de “ Contributions Of Islam To Medicine”de Ezzat Abouleish, traduit avec l’aimable autorisation de Dr Shahid Athar du site www.islam-usa.com par la soeur Naima (qu’Allah la récompense) . 









































Category : J'ai lu pour vous | Write a comment | Print

From the same author

Comments