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Pourquoi nous rougissons

Pourquoi nous rougissons

Added 27/8/2014

 

Une petite gêne, et voilà, la rougeur et la chaleur au niveau du visage (ou érythème pudique) se fait sentir. Pourquoi certains sont-ils plus sensibles que d’autres à ce phénomène pourtant naturel ?

Le mécanisme des rougeurs

Le mécanisme est simple. Sous le coup d’un stress, le corps se prépare au combat, c’est physiologique, cela correspond à une réponse primaire qui a permis de sauver la vie de nos ancêtres. Pour l'embarras, ressenti comme un stress, le mécanisme est le même.

L’adrénaline sécrétée va être la cause d’une vasodilatation des vaisseaux sanguins au niveau du visage, des joues, du cou et du décolleté, d’où un afflux de sang et une coloration rouge. Selon le type de peau (plus ou moins foncée ou translucide) le sang sous-cutané au niveau du visage est plus ou moins perceptible. La chaleur ressentie est due au sang qui est à 37°C, alors que la peau est plus fraîche.

Ce rougissement, souvent ressenti comme une gêne supplémentaire, peut mener au développement de l’eurothophobie (peur de rougir), qui peut être handicapante dans la vie professionnelle comme dans la vie privée.

Mais ce qui est moins connu, c’est le mécanisme psychologique de la rougeur. Quelles sont ces émotions qui provoquent ainsi le court arrêt et les bonds joyeux du cœur ? Voilà ce que les physiologistes ne peuvent guère nous dire, ce que les psychologues ne nous ont guère dit, ce que nous voudrions rapidement chercher.

la cause psychologique de la rougeur
On rougit dans des circonstances très diverses. D’abord par modestie ; un éloge qu’on nous adresse, surtout devant témoins, nous fait rougir. — On rougit aussi de pudeur : une parole indécente nous lait rougir comme un éloge ; sans doute, pour beaucoup d’hommes, cette loi n’est plus vraie ; mais c’est que l’habitude a émoussé leur sensibilité ; la loi n’en est pas moins naturelle. Il n’est pas de jeune fille ou d’adolescent qui ne rougisse à une allusion grivoise. La pudeur produit ainsi le même effet que la modestie. Bossuet, dans le sermon sur l’honneur, remarque cette analogie : « La pudeur et la modestie, dit-il, ne s’opposent pas seulement aux actions déshonnêtes, mais encore à la vaine gloire et à l’amour désordonné des louanges. Une personne honnête et bien élevée rougit d’une parole immodeste ; un homme sage et modéré rougit de ses propres louanges. En l’une et l’autre rencontre, la modestie fait baisser les yeux et monter la rougeur au front [2]. »

On rougit encore par timidité, c’est-à-dire par crainte du jugement d’autrui : toutes les fois que nous avons à parler devant plusieurs personnes, nous risquons de rougir. Il y a des écoliers qui rougissent chaque fois qu’on les interroge, des jeunes filles chaque fois qu’on leur parle. L’idée de se présenter dans un salon, dans un cercle, même dans un groupe de camarades, suffit à faire rougir beaucoup d’adolescens. Les jeunes femmes et tous les timides rougissent en rencontrant soudain dans la rue une figure connue. Quand nous entendons qu’on parle de nous, ou simplement quand nous pensons qu’on pourrait parler de nous, nous rougissons. La raillerie est un moyen presque infaillible de faire rougir les enfans et même les hommes.

Enfin on rougit de confusion. Je classe sous cette étiquette tous les cas où nous sommes pris en quelque flagrant délit. — D’abord si l’on est pris en flagrant délit d’un acte ridicule ou bas, par exemple d’un mensonge, d’une calomnie, on rougit. A tout âge un hypocrite qui se sent démasqué rougit ; de même un homme rencontré dans un lieu où il ne voulait pas être vu ; de même aussi un homme surpris dans un costume trop négligé. — Ce qui est plus bizarre, on rougit quand on est pris en flagrant délit de bonnes œuvres ; on est confus du bien qu’on fait comme du mal, quand on croyait le faire secrètement ;

Quand rougir devient une maladie

La tendance exagérée au rougissement peut provoquer des souffrances psychiques graves, notamment la peur d'aller à l'école, et pousser l'enfant à s'isoler. Chez l'adulte, ce trouble limite au strict minimum les contacts avec les collègues. Certains démissionnent de leur travail parce qu'ils ne se sentent pas capables d'affronter les exigences quotidiennes de la vie en communauté. D'autres ne parlent de leur problème à personne, d'autres encore placent leur dernier espoir dans la chirurgie, certaines opérations radicales permettant – nous y reviendrons – de mettre un terme à toute forme de rougissement.

 Comment ne pas rougir

D’abord, accepter de rougir : au lieu d’en avoir honte, reconnaître qu’il s’agit d’une conséquence de son émotivité, et le dire aux autres « je vous préviens, je rougis à chaque fois qu’on raconte des histoires de sexe ou qu’on me regarde en silence ; c’est idiot et ça me gêne, mais c’est comme ça. » Dans la plupart des contextes, au moins amicaux, cela sera d’autant plus accepté que l’expérience du rougissement est universelle : chacun l’a éprouvé.

Ensuite, ne pas obéir au rougissement : à chaque fois que possible, ne pas chercher à le cacher ou à fuir, mais continuer d’agir et de rester physiquement dans la situation malgré le rougissement.

Enfin, apprendre à ne pas se focaliser sur le rougissement lorsqu’il survient. En général, il pousse à quitter mentalement la situation : on n’est plus dans la conversation mais dans ses questions (« est-ce qu’ils l’ont vu ? »). On recommande de se focaliser plutôt sur son environnement que sur ses rougissements. Pas facile, mais cela peut s’apprendre par des techniques d’entraînement attentionnel proposées dans les services spécialisés ou par les méthodes de méditation de pleine conscience.

 

 

Sources:

http://www.futura-sciences.com

http://www.pourlascience.fr

http://fr.wikisource.org

http://www.psychologies.com

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